Yucca Mountain

John d’AGATA

Yucca Mountain est un roman qui ressemble plus à un long reportage ou à un documentaire. John d’Agata, touché par le suicide d’un adolescent qui a sauté du haut d’une tour-casino de Las Vegas, a enquêté sur Yucca Mountain.

Cette montagne se situe dans le désert à 140km de Las Vegas. Elle était destinée au stockage des déchets nucléaires venus de tous les États-Unis. L’auteur nous décrit le choix du site avec la corruption des politiciens responsables de cette décision. Puis il nous explique que les responsables bien-pensants demandent une signalétique pour prévenir les générations à venir du danger existant pour les milliers d’années à venir…Il décrit toutes les actions à mener pour préparer ce projet.

Son style d’écriture rend la situation grave presque grotesque voir comique. Le livre est court mais dense. J’ai eu du mal avec les digressions qui parlent du suicide de l’adolescent puis des déchets puis de Las Vegas et même à Edvard Munch qui s’accélèrent à la fin du roman et qui passe d’un sujet à l’autre sans préambule. Mais j’ai beaucoup appris et de façon très plaisante.

Regardez bien la couverture qui prend tout son sens à la lecture de l’ouvrage 😉.

L’évangile des ténèbres

Jean- Luc BIZIEN

L’évangile des ténèbres est un thriller qui se déroule essentiellement en Corée du Nord.

Pour étouffer des nouvelles dérangeantes, un grand journal envoie un de leur journaliste en Corée pour écrire sur la Corée du Nord. Une chose en entrainant une autre, ce jeune journaliste, qui souhaite faire le papier de sa vie et lancer sa carrière en écrivant sur le pays originaire de ses parents, se retrouve dans ce pays poursuivi par les autorités nords coréennes. Se rendant compte de la supercherie, le rédacteur en chef qui a participé à l’envoi de Michael en Corée, va essayer de récupérer le jeune journaliste. En parallèle, un jeune militaire Nord-coréen est réquisitionné secrètement pour enquêter sur un meurtrier en série. Less deux histoires finissent par se réunir en apothéose.

Le rédacteur en chef est un personnage détestable, un américain hautain décrit avec tous les travers de l’américain de base. Ce personnage souligne le gouffre entre les habitants de ces deux pays. D’une part, l’américain plein de suffisance qui se croit plus fort que tous, de l’autre les Nord-Coréens obéissant aux règles imposées par un dictateur inhumain qui régissent leur vie.

La longueur des chapitres marquent le rythme du livre. En effet, on passe très rapidement de l’histoire d’un des personnages à l’autre, ce qui permet de nous garder en haleine tout au long de l’histoire. Ce premier tome prédit une trilogie de suspense. Le fait que l’histoire se déroule dans cette dictature dans laquelle personne ne peut s’introduire impose une atmosphère lourde et particulière.

J’ai beaucoup aimé ce premier tome. Je suis prête à commencer le deuxième.

Le roi chocolat

Thierry MONTORIOL

Le roi chocolat est un roman sur le créateur et la création de l’entreprise Banania. L’histoire se déroule entre 1910 et 1940. L’auteur, guidé par les carnets de son aïeul, raconte la naissance du chocolat en poudre et comment un homme plein d’idées, entreprenant et généreux peut passer de la grandeur à la décadence.

Le livre commence par une aventure qui avait pour but de faire passer les boîtes de chocolat aux soldats du front stationnés dans les tranchées. Cette accroche inscrit le rythme entrainant du roman. Nous évoluons au travers les aventures de ce journaliste dans la société du début du XX ème siècle. Il nous fait aussi voyager à l’autre bout du monde, jusqu’en Argentine d’où son retour va être difficile car des révolutions sévissent au Nicaragua et au Mexique, mais riche en aventures. De retour en France, il devra affronter en tant qu’homme d’affaires la première guerre mondiale. Les événements historiques de cette période ajoutent du piment à son histoire.

Nous naviguons entre Histoire, voyages amours et affaires. J’ai appris pleins de choses en lisant ce livre. Je l’ai juste trouvé un peu trop romanesque. Cela m’a enlevé l’effet réaliste qu’on pourrait attendre du livre. Cela m’a empêché de le prendre au sérieux.

Jours Barbares

William FINNEGAN

Jours Barbares est un roman sur le surf, le surf, et le surf. Ce roman est une autobiographie, celle de William FINNEGAN. Il s’agit d’un célèbre journaliste. Il parcourt le monde entier à la recherche de deux grandes passions : l’information en zone de conflits ou en même en zone de guerre et des vagues à surfer.

J’ai beaucoup aimé les passages où il parle de son métier ou de sa famille. Mais ces passages sont rares. Le reste du roman ne décrit que les vagues, les façons de les rechercher avec les connaissances océanographiques dont tout bon surfer a besoin ou les émotions qui l’accompagnent tous le long de ses séances de surf. Nous partons de son enfance, il commence le surf à l’âge de 10 ans, en passant par son tour du monde à la recherche des différents spots jusqu’à ses moments volés à sa famille pour assouvir à sa passion.

Ce livre est très bien écrit. Je me croyais sensible au surf sans juger les surfers face à leur proches mais je me suis noyée dans les vagues de William FINNEGAN.

La vallée des rubis

Joseph KESSEL


La vallée des rubis est quasiment un carnet de voyage romancé tellement Joseph Kessel nous décrit avec précision et de façon imagée tout ce qu’il vit et et voit tout au long de son voyage en Birmanie.

Entrainé par son ami Julius, revendeur de pierres précieuses, Joseph Kessel après une brève escale en Inde, qu’il nous décrit haut en couleur, se retrouve à Mogok, ville créée autour des mines de saphir et de rubis.

Son style nous transporte au milieu des années cinquante dans cet endroit où règnent hiérarchie et traditions malgré se mélange de population venue pour faire fortune.

On fait aussi connaissance avec le monde de la gemmologie basé sur des croyances et sur des règles entre chaque qui laisse peu de place au succès mais où l’espoir transparaît au travers des expériences de chacun.

Enfin, Joseph Kessel n’oublie pas l’histoire du pays qui a subi plusieurs invasions, dont la dernière remonte aux anglais venus eux aussi pour les pierres précieuses dont regorgent les terres de ce pays. Mais aussi l’histoire de Mogock et de sa région, en partant de la découverte du rubis couleur sang de pigeon jusqu’au traffic de pierres qui a toujours sévi dans cette région.

Bref, j’ai fait un joli voyage en Birmanie malgré le Cornavirus qui s’est propagé cette année, 2020, à travers le monde nous empêchant nos propres voyages.

Il m’a juste manqué un peu de sentiments qui n’avaient pas leur place au milieu de la description de ses rencontres décrites aussi précisément que les paysages traversés.

La charmante librairie des jours heureux

Jenny COLGAN

La charmante librairie des jours heureux est un roman sur le changement de vie. Nina, une jeune bibliothécaire vivant à Birmingham doit prendre une grande décision sur la suite à donner à sa vie suite à la fermeture de la bibliothèque dans laquelle elle travaille. Elle doit choisir entre se battre pour obtenir une place dans la médiathèque de Birmingham et accepter de travailler entourée d’ordinateurs ou de prendre son envol et partir à l’aventure pour ouvrir sa propre librairie. Sur un coup de tête elle décide d’acheter un van qui se trouve en Écosse et d’ouvrir sa charmante librairie des jours heureux.

Ce livre rend honneur à la prise de risque, et au nouveau départ. Et oui, non seulement Nina va changer de métier mais en plus elle décide d’aller vivre en Écosse, pays rude qu’elle ne connaît pas.

La lecture de ce roman m’a donné envie de me rendre dans cette contrée peu habitée, mais dont les habitants derrière leur aspect rugueux sont décrits comme très généreux.

J’ai beaucoup apprécié ce personnage qui aime les livres plus que tout. Elle se plonge à cœur perdu dans leurs histoires et aime par-dessus tout apporter cette même passion à tous ceux qui l’entourent. Elle est persuadée qu’un livre ou un type de livre correspond à chaque personne. J’aime beaucoup cette idée.

Les deux tiers du livre se sont lus comme une belle histoire, même si certains passages paraissent totalement irréalistes. Mais la fin m’a parue étrange, comme si elle avait voulu ajouter des événements pour étoffer son livre.

Cela reste un roman très agréable et facile à lire, avec un style dynamique et fluide.

Je suis le genre de fille

Nathalie KUPERMAN

Je suis le genre de fille est le titre du roman. C’est en fait une suite de moments de la vie de Juliette, mère d’une adolescente, divorcée.

La façon de raconter sa vie se veut comique mais je l’ai trouvée pitoyable. J’espérais qu’une seule chose, c’est de ne pas lui ressembler.

Heureusement, le livre était relativement court, j’ai pu aller au bout! J’ai écrit précédemment que c’est une suite de moments de sa vie, mais ces moments n’avaient aucune suite logique, aucune montée en puissance ou ordre chronologique.