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ALMA: L’enchanteuse

Timothée de FOMBELLE

Il s’agit du deuxième tome de la trilogie d’Alma. Nous retrouvons Alma à  Saint Domingue à  la recherche de son plus jeune frère. Sa famille a été enlevée par les européens esclavagistes pour les vendre sur les plantations de Saint Domingue et des États-Unis au XVIII ème siècle.

J’aurais plutôt tendance à appeler ce livre, le tome des retrouvailles loupées. En cherchant son frère, Alma va passer, sans le savoir, à côté des membres de sa famille éclatée aux quatre coins du monde. En passant de plantation en plantation, l’auteur aborde les thèmes de l’esclavage, les revers de fortune, et les mouvements anti-esclavagismes qui montent à travers le monde notamment en  Angleterre, tous les problèmes de société de cette époque.

Les nombreux voyages d’Alma apportent un rythme très soutenu. Ce qui contraste fortement avec le premier tome qui présentait les personnages et le contexte de l’histoire. Le soupçon de magie donné par l’auteur par les dons de chaque membre de la famille d’Alma permet d’aborder les sujets lourds et sérieux cités précédemment de façon plus légère afin de toucher le public jeunesse auquel est destiné cette trilogie.

Ce tome se lit très vite tant nous passons d’action en action. Je préconise le livre papier grand format pour profiter des tres belles illustrations disséminées dans le livre. Par contre, j’ai eu un peu de mal à me rappeler du rôle des personnages secondaires par rapport au premier tome. Ce qui fait que je suis maintenant très pressée de lire le dernier tome!

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Clea

Frank LEDUC

Clea est un thriller qui nous emmène dans les coulisses du Vatican. Clea, une très jeune fille, est soupçonnée de miracle et d’être en lien avec Dieu.

Ce second roman de Frank Leduc est à nouveau extrêmement bien documenté. Nous apprenons beaucoup sur la Bible et sur les faits et paroles de Jésus rapportés par ses apôtres.

Adrian Sandgate, théologien qui a connu le succès, et Sophia Faricelli, une journaliste italienne très ambitieuse, nous guident sur les traces de l’origine du chistianisme. Ils vont nous aider à comprendre les miracles dénoncés par les plus hautes instances du christianisme, au Vatican, effrayés de voir le monde bien établi s’écrouler. Ils nous accompagnent aussi à travers les arcanes du Vatican où la politique se heurte aux valeurs sensées guider ses religieux afin de les transmettre aux croyants.

La fluidité de l’écriture permet à Frank Leduc de relater des faits de façon simple. Les intrigues et actions permettent de donner du rythme au récit et de garder le suspense jusqu’à la fin du livre.

Clea est un livre accrocheur qui m’a beaucoup plus de part son rythme soutenu mais aussi grâce au juste équilibre entre la partie documentaire et la partie romancée.

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La papeterie Tsubaki

Itô OGAWA

La papeterie Tsubaki est un roman plein de délicatesse. Popo reprend la papeterie suite au décès de sa grand-mère qui l’a élevée. Cette papeterie n’est pas seulement un magasin de vente de produits mais aussi de service. Popo a repris la suite complète de sa grand-mère en temps qu’écrivain public.

Le livre décrit avec précision comment Popo accueille ses clients, prend son temps en leur proposant une boisson pour écouter leur demande, réfléchir comment y répondre en cherchant non seulement les mots mais aussi le bon papier, l’encre, la plume, l’enveloppe et même le timbre à utiliser pour écrire et envoyer la lettre parfaite.

Le rythme est lent. Il y a très peu d’actions. On se laisse doucement embarquer dans la vie de cette jeune femme qui revient dans la maison de son enfance. L’histoire repose sur la description des petites choses de la vie. Dans notre société où tout va vite, ça fait du bien de prendre son temps en appréciant tous ces petits moments qui rythment notre quotidien et les saisons qui passent. Le livre est effectivement construit sur les quatre saisons de l’année en commençant par l’automne et exploite tous les rites qui les ponctuent en montrant comment notre héroïne y fait sa place.

J’ai beaucoup aimé ce livre qui met en valeur tous les petits plaisirs de la vie : les petits moments complices avec sa voisine, les promenades avec des amis, le plaisir de rendre service grâce à son travail bien fait…

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Le Gibier

Une meute ne lâche jamais sa proie

Nicolas LEBEL

Le gibier est un roman policier qui se déroule à Paris. Un duo de flics, un commissaire et sa lieutenante, aux antipodes l’un de l’autre sont chargés d’une enquête criminelle.

L’enquête oriente nos policiers dans diverses directions et amène l’auteur à parler de l’Afrique du Sud, de l’apartheid et de l’amnistie donnée aux repentis. Mais rien n’est si simple qu’il ne paraît !

Une intrigue qui se dévoile avec suspens même si l’auteur nous laisse des indices qui nous amène à douter de la responsabilité des personnages. Les enquêteurs ont des personnalités très particulières, entre le commissaire qui perd complètement pied dans sa vie personnelle, ce qui empiète sur sa vie professionnelle, et sa lieutenante qui a des valeurs complètement différentes et est très cartésienne. Cela fait un roman plaisant à lire.

J’ai beaucoup aimé ce policier. Les descriptions de certaines scènes sont crues mais pas dures et les discours entre policiers dégagent un certain humour.

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La nuit des ANGES

Anna Tommasi

La nuit des anges est un thriller assez tranquille mais qui se lit très vite. Une femme revient chez ses parents après huit ans sans les avoir revus accompagnée de son fils atteint d’autisme.

On commence par une description de ses parents et de sa ville dans laquelle elle a grandi pour se lancer dans la psychologie des personnages et puis dans l’action.

L’histoire monte en tension progressivement. La disparition d’une fillette transporte notre héroïne dans son enfance alors que sa meilleure amie avait elle aussi disparu dans d’étranges circonstances. Elle va devoir faire confiance aux bonnes personnes de son entourage .

Ce que j’ai aimé dans ce roman est qu’il se lit facilement. on est tenu en haleine jusqu’au bout, même si on a du mal à croire à la culpabilité des personnes soupçonnées. Certains personnages ont des pathologies particulières, comme le fils qui est autiste, cela permet d’ aborder des sujets souvent tabous. L’histoire se déroule dans une jolie région qui se prête bien au déroulé de l’intrigue. Et la romance entre l’héroïne et son amour de jeunesse accompagne gentiment l’histoire.

L’écriture est fluide. Les personnages sont intrigants. La retranscription de séance de psychanalyse entre le docteur et une fillette anonyme apporte son petit plus à la forme.

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Un long voyage

Claire DUVIVIER

Un long voyage est un roman de fantasy très agréable à lire. Il s’agit du récit de la vie d’une ambassadrice dont le narrateur a été au cours de sa vie professionnelle très proche. En fait, après réflexion, on lit tout autant si ce n’est plus la vie du narrateur.

Liesse, après la mort de son père, est donné pour devenir esclave par sa mère à une des îles de l’Empire. Pour lui éviter la mort, la délégation de l’Empire accepte malgré l’abolition de l’esclavage depuis bien longtemps dans l’Empire. Il devient secrétaire de l’ambassadrice d’une importante contrée.

On découvre différentes sociétés. On va assister à la mort de l’ Empire. Mais ce qui surprend et qui tient le lecteur en haleine tout le long du roman n’est pas tant l’action mais la capacité des individus à s’adapter à toutes les situations. Liesse nous montre que la vie peut nous réserver des ascensions comme aussi des descentes aux enfers. Et malgré tout, il a survécu et traversé toutes ses étapes avec un certain honneur.

L’écriture est fluide et imagée. Ce que j’ai noté, ce sont les noms des personnages qui interviennent : Merle, Courage, Étincelle…. Ces prénoms évoque la personnalité que va lui attribuer l’auteur.

Ce livre se lit avec plaisir et sans réfléchir. On est juste plongé dans le voyage de Liesse à travers la vie.

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Loin

Alexis MICHALIK

Loin est un roman de voyages, des voyages autour du monde, dans l’histoire d’une famille, et dans celle du XXeme siècle.

Nous suivons Antoine, sa sœur Anna et le meilleur ami d’Antoine, Laurent à la recherche de leurs origines. On part à l’aventure sur les traces d’un père disparus 20 ans auparavant. Chaque personnage doit sortir de sa zone de confort pour s’extraire des nombreuses impasses qui vont se dresser entre eux et la vérité sur leur famille, mais aussi pour affronter les aléas d’un voyage imprévus. On les voit avancer et mûrir tout le long de leur parcours.

Le rythme est soutenu. Le texte est riche en références, ce qui montre un beau travaille documentaire sur des événements pas toujours bien connus de tout un chacun.

J’ai fait un très beau voyage et je suis presque jalouse des aventures que nos héros ont affrontées.

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Marseille confidential

François THOMAZEAU

Vous connaissez Marseille, vous êtes intéressé par l’histoire de France des années 1930 ou encore par la politique, alors ce livre, Marseille confidential, est pour vous.

En effet, le roman commence par un meurtre d’un agent de police dans les rues de Marseille. La résolution de cette affaire va nous transporter dans les rues de cette ville cosmopolite dont la vie politique est complexe et l’était d’autant plus à l’arrivée du Front Populaire et la montée des partis fascistes dans les pays frontaliers.

J’ai appris beaucoup en lisant ce livre, mais  heureusement que j’avais visité Marseille peu de temps avant de le lire. La ville est traitée comme un personnage. Les chapitres sont courts. Cela donne du rythme à l’histoire et permet de garder son attention sur des chapitres plus ardus. Mais, d’un autre côté, lorsqu’on s’attache à des personnages, on les quitte trop vite.

D’autre part, j’ai lu à plusieurs endroits que l’auteur s’est inspiré de James Elroy. Moi, j’y ai plutôt retrouvé des similitudes avec le roman Vendetta de J.R. ELLORY. Cette atmosphère qui décrit des contextes où la politique et la mafia est très similaire, tout comme le fait que de nombreux personnages de différents horizons interviennent dans l’histoire, que ce soit les mafieux, les politiciens ou les policiers…

J’ai bien aimé ce roman très riche mais assez complexe à lire. Pour moi, il s’agit plus d’un livre historique que d’un roman policier.

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Les oubliés du dimanche

Valérie PERRIN

Les oubliés du dimanche est un roman qui met en parallèle la vie d’Hélène, une résidente de la maison de retraite « les hortensias », et celle de Justine, une très jeune aide soignante qui y travaille.

La vie d’Helene est celle d’une femme du XX ème siècle qui quitte l’école sans avoir appris à lire à cause de sa dyslexie mais dont l’homme de sa vie va lui apprend le braille. Mais son histoire d’amour va se compliquer à cause de la seconde guerre mondiale.

Pendant que Justine, l’héroïne du roman, va écrire la vie de cette femme sur un carnet bleu à destination du petit fils d’Hélène, elle va rechercher les secrets entourant la mort de ses parents pour pouvoir se construire et enfin vivre sa propre vie.

L’écriture est légère et vivante. Le dénouement de l’histoire arrive en toute fin du livre. Ce qui permet d’avoir une réelle fin à l’histoire et quitter les personnages plus sereinement.

Un roman qui se lit d’une traite sans s’arrêter et rapidement !

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Pottsville, 1280 habitants

Jim THOMPSON

Pottsville, 1280 habitants est un roman surprenant. Il s’agit de l’histoire de la vie d’un shérif du Texas.

On commence le livre par le voyage du shérif pour aller demander conseil à un collègue d’une grande ville. On a l’impression de voir un homme lâche et paresseux. Au fur et à mesure de l’avancée du roman, on découvre un homme machiavélique.

De ce fait, je me suis demandée dans les premières pages si j’allais poursuivre cette histoire et je me suis laissée entraînée par cet homme qui raconte à la première personne comment il utilise toutes les personnes qui l’entourent pour arriver à ses fins.

Un livre très vivant de part ses nombreux dialogues dans un langage très proche de celui l’oral.

J’ai été conquise par ce roman même si j’ai été un peu déçue par la chute de l’histoire qui n’est pas, à mon goût, à la hauteur du retournement de situation que nous a fait vivre l’auteur.

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Le mystère de Lucy Lost

Michael MOPURGO

Le mystère de Lucy Lost est un roman jeunesse qui se déroule au cours de la Première Guerre Mondiale.

Lucy de son véritable prénom Merry est une jeune fille de 12ans secourue suite au naufrage d’un bâtiment civil transportant des hommes, femmes et enfants des États-Unis à l’Angleterre. Un sous-marin allemand a retrouvé l’enfant au milieu de l’eau sur un piano. Les allemands la laisse sur une île de l’archipel des îles Scilly en espérant que des anglais en prennent soins.

Le choc psychologique que Lucy a eu suite aux nombreuses morts qu’elle a vu lors du naufrage du Lusitania, lui fait perdre la mémoire et l’usage de la parole.

Le livre est écrit sous deux voix : les souvenirs retrouvés de Merry et ceux rapportés par Alfie. Le changement de personne rend l’histoire plus vivante, et nous donne un autre point de vue sur les événements passés.

J’ai beaucoup aimé ce roman jeunesse où on aborde une période difficile de l’histoire par l’histoire d’enfants, mais surtout par un évènement connu mais passé à l’ombre de l’horreur des tranchées : le torpillage des bateaux civils et militaires alliés par des sous-marins allemands.

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Pour rien au monde

Ken Folett

Pour rien au monde est le dernier thriller de Ken Follett mais aussi ce qu’on pourrait dire une fois avoir lu ce livre.

Nous nous retrouvons entre deux grandes puissances économiques et militaires que sont les États-Unis et la Chine. Et au Milieu, deux autres états, l’un le Tchad d’où part le conflit, l’autre, la Corée du Nord qui va faire monter les tensions.

Ken Follett choisit de mettre en scène des couples auxquels nous allons nous attacher et qui vont nous rendre l’histoire plus humaine. Les chapitres sont focalisés sur un couple et un pays. Au fur et à mesure que l’histoire s’accélère, les chapitres rétrécissent. Ce qui marque le rythme des actions.

Ce livre imposant et dense sonne malheureusement de façon très réaliste aujourd’hui avec la guerre qui a été déclenchée aux portes de l’Europe, entre l’Ukraine et la Russie. J’ai eu du mal à finir le roman, non pas parce que l’écriture est difficile mais parce que je ne souhaitais pas lire les décisions que les dirigeants se voyaient obligés de prendre notamment vis-à-vis des armes nucléaires. Et oui, on réalise que ces armes définies comme armes de dissuasion sont en état de marche et peuvent être utilisées à tout moment. Ce qui n’est pas très rassurant en ce moment.

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Milwaukee blues

Louis-Philippe DALEMBERT

Milwaukee blues est un roman inspiré de l’affaire Georges Floyd. Un homme noir meurt étouffé sous le genou d’un policier blanc. Enfin, le nom de cet homme fait aussi référence à un adolescent noir lynché en 1955 et dont les auteurs de ce lynchage n’ont pas été inculpés.

Le thème établi, j’ai eu peur de lire l’histoire entendue et vue maintes fois dans les journaux télévises lors de l’affaire Georges Floyd sur un ton larmoyant et culpabilisant. J’avoue avoir hésité de continuer ma lecture. C’était sans compter sur l’art de Louis-Philippe DALEMBERT pour construire ce récit. En effet, il donne vie au personnage principal de Emmett après le décès de ce dernier. Toute sa vie est esquissée en commençant par son quartier, par différents personnages qui ont accompagné Emmett Till depuis sa plus tendre enfance jusqu’à sa dernière compagne sans oublier par son passage à l’universite grâce à son niveau en football américain.

L’art de l’auteur n’est pas seulement de dessiner la vie du personnage principal sans jamais le faire parler, mais il a su faire parler chacun des personnages avec leurs mots à eux. Chaque style est adapté à la personne qu’Emmett a rencontrée.

Ce roman est une excellente découverte que j’ai beaucoup aimé.

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Les dynamiteurs

Benjamin Withmer

Les dynamiteurs est un roman historique qui se déroule à Denver à la fin du XIXeme siècle. Des orphelins essaient de survivre dans une jungle de violence. Ils font front contre les adultes, qu’ils ont surnommés « tête de nœuds « , et se sont réfugiés dans une usine désaffectée très enviée. Un des leurs est recruté par un adulte et l’embarque dans un monde dont ils cherchent de se protéger et dans une guerre qui n’est pas la sienne.

L’écriture et la description crue et directe donne une grande modernité à l’histoire. Quant aux personnages, entre les orphelins et un homme de grande corpulence défiguré, ils lui donnent une grande sensibilité.

Ce roman montre l’envers du décor du rêve américain auquel ont cru des millions d’européens au XIXeme siècle. La violence est omniprésente. Une histoire d’amour entre adolescents fait ressortir la dureté de la société à laquelle ils doivent faire face.

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Le silence d’Isra

Etaf RUM

Le silence d’Isra est roman sur la vie des femmes Palestiniennes vivant en Palestine ou partout ailleurs dans le monde. Elles se retrouvent confinées chez elles sans pouvoir sortir seule, à devoir s’occuper des tâches domestiques, de leurs enfants et de leur mari. Elle leur doivent obéissance et soumission.

Cette histoire nous raconte à la fois la vie d’Isra, jeune palestinienne, mariée à l’âge de 17 ans et envoyée en Amérique vivre chez sa belle famille, celle de Deya, la fille aînée d’Isra, par qui sont amenées toutes les questions sur la validité des traditions, et enfin, celle de Farida, la belle-mère d’Isra qui maintient les traditions arabes au sein de sa famille quoi qu’il en coûte.

La vie d’Isra nous est revellée en parallèle de celle de sa fille, et de sa belle-mère. On découvre comment cette jeune fille, respectueuse des règles et obéissante se retrouve sous l’emprise d’une belle-mère autoritaire, et revancharde. Cette dernière ne comprend pas qu’on puisse vouloir une meilleure vie et de l’espoir. C’est vrai, elle qu’on a marié à un homme qu’elle ne connaissait pas qui l’a battue et qui ne l’a jamais aimée s’en est sortie, pourquoi devrait- elle avoir une once de compassion pour sa belle fille qui ne sait faire que des filles à son tour? Farida mène sa famille comme elle l’entend et fait subir une pression monstrueuse sur son fils aîné et sa belle fille. Ce dernier se défoulera sur sa femme. Mais Deya, avec de l’aide va chercher à rompre ce cycle horrible qui est destiné aux femmes arabes.

Le livre est construit sur ces trois vies, et principalement, celle d’Isra et celle de Deya, ce qui met en valeur ces destinées. Cela nous permet aussi de reprendre notre souffle, la vie d’Isra m’a semblée tellement oppressante, que j’étais presque heureuse de retrouver sa fille. Les personnages secondaires, comme Sarah, la fille de Farida et Adam sont eux aussi très importants. L’amour des livres va lier Isra à Sarah et est transmis à Deya. La lecture leur apporte du réconfort et l’espoir d’une vie meilleure.

Un roman difficile, dont l’écriture accentue les tragédies vécues par ses femmes, et qui démontre comment il est compliqué pour elles d’améliorer leur vie sans renier leur famille et leur culture.

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Suzuran

Aki Shimazaki

Suzuran est une jolie petite histoire qui se lit facilement. L’histoire racontée dans ce livre n’est ni comique, ni pleine d’aventures, ou d’imaginaire, mais quand j’ai lu ce court roman je me suis sentie détendu.

Aki Shazaki aborde dans cette œuvre l’histoire d’une femme divorcée, avec un enfant, qui n’a brillée ni a l’école, ni dans sa vie amoureuse. Elle voue sa vie à son fils, ses parents et à sa passion : la poterie. Elle avance dans la vie sans amertume, en appréciant ce qu’elle a sans envier les autres, dans une ville du Japon.

L’écriture est épurée sans que cela ne nuise aux émotions.

Un livre à lire lorsqu’on est un peu déprimé. Il nous montre que la vie est pleine de trésors et qu’elle peut aussi réserver un certain lot de surprises. Je remercie beaucoup l’amie qui m’a recommandée cette auteure que je relirai avec plaisir.

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Les Abysses

Rivers SOLOMON

Etonnant. C’est le premier qualificatif qui me vient à l’esprit pour décrire ce roman : Les Abysses.

A partir de tragédies du passé, Rivers SOLOMON a créé un monde imaginaire situé au fonds des océans. Cela va permettre d’aborder de nombreux sujets difficiles qui vont de la mémoire d’un peuple, à l’intégration de chaque individus dans une société et le poids des missions que l’on fait porter sur certaines personnes pas toujours prêtes à l’assumer…

Je n’ai pas été touchée par l’héroïne. Mais cela ne m’a pas empêché d’avoir été captiver par l’histoire. L’héroïne est l’historienne de son peuple. Il s’agit de la personne choisie pour recevoir tous les souvenirs passés et présents de chaque individus appartenant aux Wajinrus depuis l’origine de cette espèce. Ainsi, leur histoire est conservée mais seule une personne. Le poids de sa mission est tel qu’elle a de grandes difficultés à y faire face. La description du peuple, de son histoire et des aventures de Yetu, l’héroïne, m’ont tellement intrigués et interrogés que j’ai lu ce roman d’une traite.

L’écriture de Rivers Solomon est agréable, avec des chapitres qui rythme l’histoire à bon escient. Ce livre pose des questions de société et d’écologie, ce qui ne nous laisse pas indifférent.

Les Abysses par Rivers
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Tout le bleu du ciel

Melissa Da Costa

Tout le bleu du ciel est un roman très prenant. J’ai tout lu en avalant les pages. Le thème est difficile : comment réagir suite à l’annonce d’une maladie grave qui ne nous laisse une espérance de vie que de deux ans maximum alors qu’on est tout juste âgé de 26 ans. Émile a décidé de fuir les essais cliniques et sa famille. Il avait besoin de se dépasser et de garder son indépendance. Il décide d’acheter un van et pour ne pas faire le voyage seul, il passe une annonce pour trouver un ou une compagnon de voyage. Une jeune femme y répond. On sent qu’elle aussi a quelque chose à fuir.

J’ai aimé suivre le duo que vont former Émile et Joanne. J’ai aimé lire comment Émile va faire face à la maladie et comment il décide de partir à l’aventure avec une personne qu’il ne connait pas. J’ai aimé voir l’évolution de ce duo.

L’écriture est fluide. Le livre est bien construit. Au moment où j’avais impression que l’histoire se terminait l’intrigue rebondie et nous fait terminer les plus de 800 pages plus vite que je n’ai jamais lu un livre. Ce roman m’a fait passé par de nombreuses émotions en passant de la tristesse au rire. Il nous fait voyager à travers les paysages magnifiques des Pyrénées en passant par la Méditerranée. On y rencontre des personnages tous très attachants.

Une histoire difficile mais pas larmoyante. Une belle réussite !

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Les Disparus du Clairdelune

La passe miroir Tome 2

Christelle Dabos

Les Disparus du Clairdelune est le tome 2 de la saga La Passe-Miroir. Le tome 1 mettait en place les personnages et les univers extravagants de l’histoire. Dans ce tome 2, l’histoire monte en puissance. Il y a plus d’intrigues et de plus en plus d’actions.

Ophélie gagne en confiance en elle, ce qui lui fait courir de nombreux risques recherchés ou malgré elle. Sa maladresse ne l’a pas quittée. Et les situations plus ou moins catastrophiques dans lesquelles elle se met ne manquent pas d’étonner et d’interpeller son fiancé Thorn.

J’ai avalé ce nouveau tome et je suis pressée de retrouver Ophélie, Thon, Archibald, Bérénilde … dans de nouvelles aventures. Je le compare souvent aux livres de la saga Harry Potter dans la mise en place de ce monde fantastique et de personnages tellement attachants et impliqués dans une vie si riche.

La Passe-Miroir, tome 2 : Les Disparus du Clairdelune par Dabos
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Les Fiancés de l’hiver

La passe miroir Tome 1

Christelle DABOS

Les Fiancés de l’hiver est le premier tome de la saga La Passe-Miroir. Ce roman fantasy se déroule dans un univers complètement imaginaire dans lequel nous pouvons avoir du mal à retrouver ses repères. Il suffit de toucher les objets pour apprendre leur histoire, on peut réparer du papier ou des objets rien qu’en le touchant et tant d’autres pouvoirs répartis en fonction de sa famille de naissance. Ophélie évolue dans se monde, plus précisément sur Anima où les familles se côtoient dans le respect et la bienveillance. Mais voilà qu’Ophélie qui a réussi à échapper à deux mariages se voit forcer d’accepter un fiancé venant d’un autre monde dans lequel les familles et les règles qui prévalent sont tout autre.

L’univers dans lequel se déroule cette histoire est réellement intriguant. Chacun a des pouvoirs différents et le nouveau monde qu’Ophélie va devoir adopter est rempli de faux semblants, de traîtrise et de mirages. On est loin du monde des « Bisounours ». Ophélie, le personnage principal, est en fait une anti-héroïne. Physiquement, elle paraît ne ressembler à rien en se cachant dans des vêtements d’un autre temps et des lunettes qui lui couvrent une partie du visage, sans parler de ses cheveux qui sont rarement coiffés. De caractère, elle paraît timide et même effacée. Cela crée un paradoxe avec le monde dans lequel elle va devoir évoluer et apprendre à reconnaître les personnes sur qui elle va pouvoir faire confiance.

Ce livre est captivant. Il m’a fait penser à Harry Potter, premier livre que j’ai lu dans lequel est décrit un univers aussi extravagant. Les péripéties que va devoir traverser Ophélie se succèdent sans se relâcher, à se demander si elle va réussir à aller jusqu’à la fin du premier tome. Je l’ai lu d’une traite en cherchant à acquérir le deuxième tome à la fin de la dernière page.

La Passe-Miroir, tome 1 : Les Fiancés de l'hiver par Dabos
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Le chaînon manquant

Frank LEDUC

Le chaînon manquant est roman policier dont l’intrigue se déroule dans le nord de l’Italie, du côté de Turin. Toute l’histoire se déroule à travers les yeux de Shana, une trentenaire, professeur de paléontologie. Elle est appelée à sur un chantier de tunnel où une découverte a été faite. En effet, un squelette humain vieux de plus de 40 000 ans (date limite de datation au Carbone 14). Elle succède à un collègue et ami qui vient d’être assassiné et sera le témoin, bien malgré elle, d’autres crimes liés à ses recherches.

Dans ce roman où les péripéties se succèdent les unes aux autres en nous tenant en haleine tout du long, j’ai découvert le domaine de la paléontologie. L’auteur nous emmène sur des voies loin d’être académiques, sur les origines de l’être humain mais qui nous ouvrent l’esprit et les horizons. Il nous fait réfléchir sur notre position dans l’univers, sur la Terre, à travers les âges.

Ce livre dont l’écriture est fluide est captivant. Sa lecture est à la fois palpitante et studieuse. L’auteur ne s’est pas contenté de recherches superficielles pour alimenter le pan historique de son récit mais d’éléments précis et techniques impressionnants, il nous entraîne aussi sur des questions bien plus philosophiques sur nos origines. J’ai eu beaucoup de plaisirs à suivre les aventures de Shana Stenford et de son équipe qui ont fait face à des aventures aussi riches que dangereuses.

Le chaînon manquant - Frank Leduc - Babelio
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FLATLAND

Edwin Abott Abott

Flatland est une oeuvre très surprenante qui donne vie aux formes géométriques. Le monde décrit est vu par un carré. La société entière dans laquelle il vit est en deux dimensions. Elle est très hiérarchisée et le changement de forme se fait sur le long terme. Effectivement, les formes vont de la ligne droite pour les femmes, aux triangles pour les travailleurs et soldats jusqu’à la castre très fermée en enviée des cercles. L’évolution se fait en gagnant quelques degrés au fur et à mesure des générations suite aux bons et loyaux services des différentes formes.

Ce livre écrit en 1884 sous la forme d’un essai est tellement surprenant qu’il se lit comme un roman. Et l’écriture simple et prosaïque est sans âge. Je ne me suis pas rendu compte que cet ouvrage avait déjà 136 ans! Certes les règles décrites de la société ressemblent plus à celles de la fin du XIXème siècle que celles en cours de nos jours. Mais ce n’est pas si transcendant, il nous faut d’abord appréhender ce monde en 2D.

J’ai trouvé une certaine philosophie dans cet ouvrage qui remet en considération la place de l’homme en mettant en scène lors d’un rêve le monde en une seule dimension puis en faisant rencontrer le carré à une sphère. Cela montre bien qu’on peut se croire le centre du monde jusqu’au jour où on découvre une autre dimension :).

Petit ouvrage très intéressant, à découvrir ou à redécouvrir qu’on soit scientifique ou littéraire!

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La mariée de Ceylan

La mariée de Ceylan est une jolie saga qui nous transporte dans la colonie anglaise de Ceylan au début du XXème siècle. Ce livre est donc à la fois un voyage dans le temps et dans une île lointaine. On y lit les règles tacites qui sont en cours à cette époque sur ce que doit être le rôle de la femme dans cette île aux paysages magiques et très bien décrit par l’auteur..

Ces règles auxquelles se plient Gwen, notre héroïne lui sont dictée non seulement par son éducation anglaise mais aussi par le poids de la société. La vie que va trouver Gwen aurait pu être heureuse sans aucun nuage à l’horizon : elle va apprendre à aimer cette île exotique, aimer et être aimée en retour par un homme respectueux et attentif et arrive dans une époque financièrement positive. Mais c’est sans compter les surprises de la vie qui vont lui imposer de cacher à ses proches un secret inavouable.

L’auteur retranscrit à merveille le désespoir que va éprouver Gwen lors de cette épreuve et la tension palpable entre elle et l’homme qu’elle aime en vue de lui cacher ce si lourd secret. Nous retrouvons toutes les règles de la société anglaise dans une société en pleine évolution avec le crasch boursier de 1927 sans parler des émeutes qui montaient en préambule de l’indépendance du Sri Lanka.

Les personnages sont attachants ou détestables en fonction de leur rôle dans l’histoire, mais ne laissent pas indifférents. Ils servent superbement cette histoire qui nous raconte la vie de Gwen et de sa famille qui devait être calme et heureuse mais c’est sans compter les mystères de la vie, les secrets de famille et les problèmes de sociétés qui viennent troublés ce long fleuve tranquille.

Une lecture facile qui nous accroche. J’ai beaucoup aimé.

La mariée de Ceylan par Jefferies
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Le Renard et la Couronne

Yann Fastier

Le Renard et la Couronne est un roman facilement classé dans le genre « jeunesse ». On suit la vie de l’âge de 5 ans à 21 ans d’une jeune fille qui va traverser des périodes de dénuement complet, elle va connaitre à la fois la vie dans la rue et va même avoir un passage en prison, à une vie calme et,ou, riche. Mais chaque étape de son histoire va être marquée par une richesse de l’apprentissage de la vie aidé par des proches. Ana va nous faire voyager depuis la campagne de Croatie, à la France et enfin un retour dans son pays la Dalmatie, qui, après des recherches sur internet, est une région historique littorale des Balkans qui aujourd’hui, est partagée entre la Croatie qui en possède la plus grande part, le Monténégro et l’Herzégovine.

J’ai retrouvé dans cet écrit, non seulement les caractéristiques du genre jeunesse, mais aussi de la fantasy avec des passages relatant des batailles qui paraissent sortir de l’imaginaire de l’auteur et qu’on retrouve souvent dans ce style de littérature, et aussi du genre historique avec des découvertes sur une région du monde que je ne connaissais pas, la Dalmatie, et ses relations politiques avec les grandes puissances de l’époque, fin du XIXème siècle. Je me suis même crue dans un conte.

On ne s’ennuie pas à la lecture de toutes les aventures que traversent l’héroïne. Le livre est bien structuré et bien écrit. Mais j’ai eu du mal à faire abstraction des références aux différents littéraires pour me plonger dans l’histoire. Ce livre m’a aussi ouvert les yeux sur le fait que nous abordons des thèmes dans la littérature jeunesse que, sans que ce soit taboue, n’était pas si facilement abordés comme le viol ou l’homosexualité. Malgré la tolérance que je prône à mes enfant, je me suis laissé surprendre par certains éléments de son histoire.

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Le Ghetto intérieur

Santiago H.AMOGORENA

Le Ghetto intérieur est très bien écrit et traite d’un sujet bien connu mais toujours aussi difficile : la Shoah. L’originalité de cette histoire est que ce terrible moment de l’histoire est vue depuis un personnage vivant à l’abri des atrocités perpétrées par les nazis.

En effet, Vicente Rosenberg, le héro de ce roman, vit depuis 1928 à Buenos-Aires, Argentine. Il est parti de Pologne en laissant derrière lui sa famille : sa mère, son frère et sa sœur. Il a fait sa vie, s’est marié, a eu à trois enfants et a un travail à l’autre bout du monde. Mais lorsque la connaissance des atrocités subit par sa famille, juive et restée en Pologne lui parvient, il est submergé par la honte puis par la culpabilité. Cette culpabilité devient tellement forte qu’elle l’envahit totalement, et il essaie de la vaincre en se murant dans le silence. On voit dans cette oeuvre comment ces événements ont pu toucher toute la communauté juive du monde entier, et travers l’histoire de cet homme, comment ils ont pu détruire la vie d’un homme et le bonheur d’une famille sans avoir été confrontés directement aux horreurs perpétrés par les nazis envers la communauté juive surtout celle de Pologne et à Varsovie.

La force des sentiments est mis en valeur par l’écriture de Santiago H.AMIGORENA. Il alterne entre une écriture parfois poétique pour décrire les sentiments de Vicente et la description factuelle, crue souvent avancée par des dates ou des chiffres de ce qui se passait en Europe.

Ce livre est très beau et fort. Il décrit l’histoire difficile d’un homme qui assiste à distance à la destruction des siens dans l’incapacité d’agir.

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Ce qu’elles disent

Miriam Toews

Ce qu’elles disent est un roman très interressant sur les Mennonites, communauté à régime patriarcale issue du Christianisme, créée au XVI ème siècle. Les femmes n’ont quasiment aucun droit. Dans cette histoire, on les voit se révolter à l’image de leur croyance : de façon pacifique. Il est formidable de voir ces femmes, sans éducation, elles ne savent ni lire ni écrire, se réunir pour établir ensemble et dans le respect les unes des autres un plan d’action pour leur avenir. Suite à une série d’agressions sexuelles atroces touchant les filles et femmes âgées de 3 à 65 ans de cette communauté, entre 2005 et 2009 , elles se demandent quelle attitude elle devront suivre pour se protéger elles et leurs enfants.

Après une période d’adaptation à l’écriture, le texte est écrit sous la forme de procès verbal amateur, j’ai été émue par ces femmes, leurs histoires, leurs différents points de vue. Il ne faut pas oublier celui du narrateur, le seul homme témoin masculin de leur concertation, qui va nous faire part de ses sentiments et de son histoire personnelle liée à cette communauté.
Il s’agit d’un livre de réflexion et non d’action qui m’a personnellement fait réagir. A la suite de cette lecture, je me suis renseignée sur internet pour en savoir plus sur cette communauté et sa représentation à travers le monde de nos jours. Le style peut rebuter mais le thème et l’histoire inspirée de faits réels sont tellement prenant que personnellement j’ai réussi à passer outre.

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Le Vol du Frelon

Ken Follett

Le Vol du Frelon est un roman historique qui se déroule au Danemark au cours de la Seconde Guerre Mondiale. Il est écrit sous la forme d’un threeler mêlant la résistance guidée depuis Londres, la police danoise intégrant des conflits entre familles et l’armée allemande.

J’y ai découvert le rôle joué par le Danemark lors de cette période. En effet, le roi du Danemark a capitulé devant l’armée allemande. Il a accepté sa présence sur son territoire contre la paix. Une partie du peuple danois a été atteinte dans sa fierté. L’armée allemande en a profité pour y positionner certaines installations stratégiques à leur défense.

J’ai écouté cet audiolivre avec plaisir. Les intrigues se sont succédées les unes aux autres sans répis. Ken Follett a su donner aux différents personnages de l’histoire le caractère correspondant à son rôle avec un peu de féminisme, car les femmes présentes ont des rôles essentiels au déroulement de la mission.

Le Vol du Frelon
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La mort nomade – Yeruldelgger

Ian Manook

La mort nomade est le troisième et dernier tome de la trilogie policière écrite par Ian Manook sur la Mongolie.

Dans ce tome, Yerruldelger est parti de son poste de commissaire de police pour une retraite sur ordre de son Nerguii afin de s’éloigner des morts et de la violence qui l’entourent sans cesse. Mais son destin ne veut l’épargner et nous retrouvons à nouveau notre héros au milieu de ce qu’il cherchait à fuir.

Nous découvrons dans ce tome les steppes et le désert de Gobi avec les manipulations des hommes du monde entier pour tirer profit des richesses contenues par le sous-sol de ces grandes étendues désertes. On fait connaissance avec de nouveaux personnages : les ninjas, mongoles qui font penser aux hommes lors de la ruée vers l’or aux Etats Unis prêts à détruire leur terre pour tenter de s’enrichir, les Nomades désespérés de voir ce que leur terre devient, de nouveaux flics toujours aussi démunis face à l’ampleur de la corruption et les méchants qu’ils soient mongoles ou pas ne cherchant qu’à faire de l’argent sur les terres de ce pays si faiblement peuplé.

J’ai trouvé que les passages qui se passaient en Australie et aux États-Unis manquaient d’âme, enfin celle que je perçois lorsque l’histoire revient en Mongolie. Mais l’aventure est toujours aussi riche en rebondissements et en informations sur ce pays qui m’est si lointain. Bienque Yerruldelger n’était pas le héros principal de ce tome, il était entouré de personnages dont la personnalité ne laisse pas indifférent.

J’ai , à nouveau, passé un bon moment de lecture à parcourir une nouvelle partie de la Mongolie.

Rester groupés

Sophie HENAFF

Rester groupés est le deuxième tome d’une série de romans policiers écrits par Sophie HENAFF. Ce ne sont pas des policiers comme les autres. En effet, dans cette série les héros ne sont ni des cow-boys ni des supermans mais plutôt tous ceux écartés par leurs collègues pour une raison ou une autre. Leur force est leur travail en équipe et leur tolérance.

Cette fois les morts sont des personnes liées personnellement à deux personnes de l’équipe. Cela semmera le doute et mettra la difficile cohésion que la commissaire avait réussi à mettre en place à dure épreuve.

Est-ce le fait de ne pas eu l’effet de surprise ou pour une autre raison? Je ne sais pas, mais j’ai moins apprécié ce deuxième tome. Je l’ai trouvé moins fluide et même par moment un peu poussif. Et surtout j’ai beaucoup moins ri. Malgré tout, j’ai été heureuse de retrouver cette équipe de bras cassés composée de personnages loufoques et de voir que l’équipe gardait toute son ouverture d’esprit pour accueillir de nouveaux équipiers. Des personnes qui a leur tour arrivent avec leur lot de casseroles.

Le nouveau

Keigo HIGASHINO

Le nouveau est un policier japonnais. Un jeune policier arrive dans le quartier de Nihonbashi, un quartier typique de Tokio Il fait partie de l’équipe à qui est confiée une enquête sur le meurtre d’une femmedans son appartement. Kaga va enquêter de son côté, à sa manière. Il se révèle très méticuleux et déploie des dons d’observation impressionnants. Il étudie chaque témoins et suspects, remarque les incohérences, qui ne sont pas toujours liées au meurtre, et les résout de façon bienveillante. Il représente l’image même du policier qui ne cherche pas uniquement à mettre le coupable en prison, mais qui cherche à résoudre toute les situations liées à des non-dits et des quiproquos qui nuit aux bonnes relations et qui peuvent rendre une personne suspecte.

Le personnage de Kaga est surprenant. Il nous ferait presque oublier par moment qu’il travaille sur une enquête de meurtre tellement son intention d’aider tous ceux qu’il rencontre est forte. Il n’y a pas d’action mais ça ne nuit aucunement à une agréable lecture du livre.

Kaga nous guide dans ce quartier particulier de Tokio, qui d’après ce que j’ai compris est très proche du vieux Tokio. Les descriptions des détails, des magasins mais aussi des habitants donne vie à Nihonbashi.

Une lecture calme pour un policier qui m’a beaucoup plu.

Là où chantent les écrevisses

Délia OWENS

Ce roman nous livre la vie de Kya. Kya est née en 1945, elle est la dernière d’une fratrie de cinq enfants. La famille vie dans des conditions précaires au milieu des marais aux États-Unis. Le père, que la pauvreté a abîmé, se révèle violent. La mère finit par craquer. Et alors que Kya n’a que six ans, elle fait sa valise. Ce jour là, la vie de Kya bascule. Toute sa famille quitte la maison les uns après les autres. Déjà coupée de toute relation sociale, elle ne passera qu’une seule journée à l’école, elle se retrouve seule à l’âge de dix ans.

La vie de Kya va connaître différents rebondissements avec le peu de rencontres qu’elle fera. A la lecture de sa vie, on retrouve plus un hymne à la nature, même si l’écosystème formé par les marais reste très hostile à l’homme. Le thème de la ségrégation, voir même la peur de la différence est abordée. L’auteur aborde ce thème avec le personnage de Jumpin, un homme de couleur. C’est une des rares personnes qui va, avec sa femme Mabel, aider Kya à survivre . Lui et sa famille vivent à l’écart de la ville, occupée par les blanc. Ils n’ont ni les mêmes écoles ni les mêmes Églises. La peur de la différence apparaît avec le traitement que la population locale, blanche, réserve à Kya, la fille des marais.

Ce roman me laisse perplexe. En effet, l’histoire est bien romancée, la description du marais est très intéressante. Malgré tout, je pense que ce roman aurait pu être plus court.

La famille MARTIN

David FOENKINOS

La famille MARTIN est un roman ou plutôt comme je l’ai lu le non roman de David Foenkinos. En manque d’inspiration, il décide d’écrire sur la vie de la première personne qu’il trouve. En descendant de chez lui, il rencontre une femme âgée dont la fille décide de soulager en mettant sa famille à contribution pour donner plus de matière en vue de l’écriture du roman. Cette famille s’appelle MARTIN, ce qui doit assurer un certain nombre de lecteurs, vu que ce nom est le plus courant en France.

On retrouve la vie d’une famille de la classe moyenne. La mère est enseignante et le mari assureur. Ils sont parents de deux adolescents. Ils vivent dans une routine dans laquelle plus personne ne trouve de sens. Tout est terne. Ils s’éloignent les uns des autres à tel point qu’ on parle de divorce. En parallèle, la grand-mère va livrer les secrets de sa vie.

Malgré tout, David Foenkinos se met en scène dans l’histoire. A croire qu’il se rend compte tout seul que son roman est en fait un exercice de style raté. Je m’y suis ennuyée. Il écrit bien et de façon compréhensible pour le commun des mortels, mais le peu d’intrigue qu’a pu trouver l’auteur dans cette famille était fade.